Actus Santé

Publication de la feuille de route EHPAD-USLD 2021-2023 : vers des établissements plus médicalisés pour faire face au défi de la grande dépendance

Ce jeudi 17 mars, la feuille de route EHPAD-USLD 2021-2023 a été publiée, conformément à ce qu'avait annoncé le Gouvernement le 8 mars dernier. Cette feuille de route fait suite au rapport de mission sur les profils de soins en USLD et EHPAD remis à Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, et à Brigitte Bourguignon, ministre déléguée, chargée de l'Autonomie, le 5 juillet 2021 par les Professeurs Claude Jeandel et Olivier Guérin.

Tirant les enseignements de la crise sanitaire, la feuille de route pluriannuelle vise à une plus grande médicalisation des EHPAD pour mieux accompagner les personnes âgées en situation de grande perte d'autonomie, ainsi que celles présentant des profils polypathologiques ne pouvant vieillir à domicile.

Animée par Claude Jeandel et Marc Bourquin, cette feuille de route est structurée autour de cinq axes prioritaires :

• Faire évoluer l'offre par la création d'unités de soins prolongés complexes (USPC) à vocation strictement sanitaire et le regroupement de l'offre d'hébergement médicalisé des personnes âgées ;
• Concrétiser la transformation du modèle des EHPAD ;
• Assurer un maillage territorial de proximité et garantir un haut niveau d'accompagnement et de prise en soin ;
• Reconnaître les spécificités des fonctions au sein des EHPAD pour les faire évoluer ;
• Assurer de meilleures modalités d'intervention des ressources sanitaires et des ressources en santé mentale/psychiatrique au sein des EHPAD.

Elle comporte 15 mesures et axes de travail, avec notamment :

1. l'adaptation l'architecture des EHPAD face à la prévalence croissante de troubles neurocognitifs et comportementaux chez les résidents d'EHPAD, grâce à un soutien par l'investissement prévu par le Ségur de la santé et le plan France Relance ;

2. la poursuite du déploiement des pôles d'activités et de soins adaptés (PASA) et des unités d'hébergement renforcées (UHR) en EHPAD, qui permettent de mieux accompagner des résidents souffrant de la maladie Alzheimer et de troubles apparentés ;

3. la transformation les unités de soins de longue durée (USLD) en unités de soins prolongés complexes (USPC), pour mieux accompagner les personnes hospitalisées de tous âges ;

4. l'évolution la fonction de médecin coordonnateur, en s'appuyant sur l'expérience acquise avec la crise sanitaire (évolution de leur pouvoir de prescription, meilleure articulation avec le médecin traitant, etc.), faire enfin évoluer la fonction de l'infirmier de coordination ;

5. le déploiement les modalités d'intervention des ressources sanitaires en EHPAD, en capitalisant sur les retours d'expérience de la crise sanitaire. Ces ressources incluent les équipes mobiles de gériatrie, les équipes de l'hospitalisation à domicile (HAD), ou des professionnels spécialisés dans les maladies neurodégénératives.

Ces 15 mesures et axes de travail s'ajoutent aux engagements annoncés le 8 mars 2022 par Olivier Véran et Brigitte Bourguignon en faveur d'un renforcement de la qualité et de la transparence dans l'accompagnement des personnes âgées. Ces engagements sont rappelés à la fin de la feuille de route.
Pour Olivier Véran, « Cette feuille de route vient s'inscrire à la fois dans notre action en faveur de l'autonomie des personnes âgées et dans les investissements portés par le Ségur de la santé pour les établissements qui les accueillent. »
Pour Brigitte Bourguignon, « Le lancement de cette feuille de route représente une nouvelle étape de l'ambition du Gouvernement pour la médicalisation des EHPAD. Grâce à des mesures concrètes, déployées dans les prochaines années, nous portons une vraie vision stratégique pour ces établissements, afin de proposer aux personnes âgées en situation de grande dépendance un accompagnement en soins plus adapté. »

Contacts presse :

Ministère des Solidarités et de la Santé
Cabinet d'Olivier Véran
sec.presse.solidarites-sante@sante.gouv.fr

Ministère chargé de l'Autonomie
Cabinet de Brigitte BOURGUIGNON
01 40 56 63 74 / sec.presse.autonomie@sante.gouv.fr

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Le ministère des Solidarités et de la Santé attentif aux produits de vapotage de type « Puff » et au respect des obligations légales concernant la publicité et la vente aux mineurs.

Les dispositifs de type « puff » sont des produits de vapotage jetables, ce qui les différencie des produits de vapotage couramment commercialisés qui sont rechargeables. Ils contiennent le plus souvent de la nicotine. Les pouvoirs publics ont été alertés sur la diffusion auprès d'un public jeune, y compris adolescents, de produits « puff » aux emballages colorés et aux arômes fruités ou sucrés, rendus particulièrement attrayants pour cette population.
La consommation par un public mineur se développe aussi sous l'effet des pratiques de promotion et de vente via les réseaux sociaux.

Il convient dès lors de rappeler le cadre légal et réglementaire en vigueur.
En premier lieu, en tant que produits du vapotage, les dispositifs de type « puff » sont tenus de remplir les obligations réglementaires associées à ces produits :
• Notification des produits avant leur mise sur le marché aux autorités compétentes,
• Taux de nicotine inferieur à 20mg/ml, le cas échéant,
• Étiquetage,
• Interdiction de publicité et de promotion directe ou indirecte.

La liste complète des produits du vapotage notifiés pour le marché français est disponible sur le site de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES).

Bien que certains fabricants nationaux et étrangers aient rempli l'obligation de notification de leurs produits destinés au marché français, d'autres produits, non notifiés aux autorités françaises, sont également accessibles au public, notamment via internet, et pour certains avec des taux de nicotine qui peuvent dépasser le taux autorisé pour ce type de produit.

En deuxième lieu, la publicité et la promotion de produits du vapotage sont interdites. Compte tenu de l'observation d'une forte promotion de ces dispositifs de type « Puff » sur des réseaux sociaux fréquentés majoritairement par des jeunes, un signalement a été adressé au Parquet par le ministère des solidarités et de la santé en vertu de l'article 40 du code de procédure pénale.

Enfin, la vente aux mineurs, de ces produits, comme de tout produit de vapotage, est interdite.
De plus, la nicotine, que la plupart des dispositifs « puff » contiennent, est une substance qui entraine une forte dépendance. Les jeunes sont particulièrement vulnérables, en raison des effets de la nicotine sur le développement de leur cerveau.

Le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) a rappelé dans son dernier avis, relatif aux « bénéfices-risques de la cigarette électronique », de novembre 2021, que les données scientifiques disponibles à ce jour sont plutôt en faveur du rôle initiateur des produits de vapotage, pour les adolescents, à la consommation de tabac.

Sarah El-Hairy, secrétaire d'Etat chargée de la Jeunesse et de l'Engagement, accompagne ce dispositif.

Pour plus d'informations :Produits de vapotage / cigarette électronique - Ministère des Solidarités et de la Santé (solidarites-sante.gouv.fr)
https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=1138
https://www.drogues.gouv.fr/ce-que-dit-la-loi/en-matiere-tabac/vapotage# : :text=La%20vente%20de%20produits%20de,du%20code%20de%20sant%C3%A9%20publique

Contacts presse
Direction générale de la Santé : Presse-dgs@sante.gouv.fr
MILDECA : antonin.lambertygarric@pm.gouv.fr

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Une UFR de médecine de plein exercice aux Antilles et en Guyane

Sébastien LECORNU, ministre des Outre-mer, Olivier VERAN, ministre des Solidarités et dela Santé, et Frédérique VIDAL, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, annoncent la création du 2ème cycle de formation des études de médecine dans lesAntilles et en Guyane pour septembre 2023.

A compter de la rentrée universitaire 2023, un étudiant en deuxième année de médecine pourra poursuivre l'ensemble de son premier et deuxième cycle de formation aux Antilles-Guyane. Pour réaliser ce projet, le Gouvernement créera 15 postes hospitalo-universitaires titulaires et 15postes de chefs cliniques assistants dans les cinq années à venir. La faculté de médecine de plein exercice participera au rayonnement national et international de ces territoires. Par ailleurs ce projet contribuera à améliorer la démographie médicale dans ces territoires en apportant un cycle de formation complet et donc un levier d'attractivité pour les Antilles et la Guyane.

L'article 80 de la loi portant organisation et transformation du système de santé du 24 juillet 2019,déclinant la stratégie « Ma Santé 2022 », prévoyait que le gouvernement remette au Parlement un rapport sur les perspectives de créer une faculté de médecine de plein exercice aux Antilles et en Guyane.

Le ministre des solidarités et de la santé et la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation ont donc demandé aux inspections générales des affaires sociales et de l'éducation, du sport et de la recherche d'examiner le projet présenté par l'université des Antilles (UA) et son UFR de santé pour mettre en œuvre un second cycle de formation des études de médecine aux Antilles et en Guyane.

Cette mission a ainsi permis d'identifier les dynamiques locales universitaires et hospitalières permettant la mise en œuvre d'un 2ème cycle de formation dès la rentrée 2023, grâce à la collaboration de l'ensemble des acteurs.

Contacts presse :

Cabinet de Sébastien Lecornu :
mompresse@outre-mer.gouv.fr

Cabinet d'Olivier Véran :
sec.presse.solidarites-sante@sante.gouv.fr

Cabinet de Frédérique Vidal :
presse-mesri@recherche.gouv.fr

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Vaccination contre le Covid en France : au 17 mars 2022, 39 362 871 doses de rappel ont été réalisées

1. Données de vaccination du jour et cumulées
Depuis le début de la campagne de rappel, 39 362 871 personnes ont reçu une dose de rappel2.
En outre, depuis le début de la campagne de vaccination en France, 54 265 589 personnes ont reçu au moins une injection (soit 80,5% de la population totale1) et 53 337 933 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 79,1% de la population totale).

Chiffres de la vaccination - 17 mars 2022

A noter : les chiffres correspondant aux vaccinations frauduleuses (faux certificats de vaccination) sont progressivement déduits du cumul total d'injections. Le total d'injections du jour peut ainsi être exceptionnellement moins élevé que celui de la veille.

[1] Avec l'ouverture de la vaccination aux 12-17 ans, le calcul du taux de vaccination de la population majeure évolue. Le nombre d'injections par classe d'âge n'étant disponible qu'à J+1, nous communiquerons désormais le taux de vaccination de la population majeure à J-1, de manière hebdomadaire chaque mardi. Le taux de vaccination de la population totale n'est pas impacté, il est toujours donné quotidiennement donné à J-J

[2] Le nombre d'injections de rappel est désormais disponible au jour J de manière quotidienne.

* Les chiffres tiennent désormais compte des injections pédiatriques.

2. Comment prendre rendez-vous pour se faire vacciner ?

Pour rappel, la prise de rendez-vous est possible :
• Via le site internet www.sante.fr
• Chez un pharmacien, un médecin de ville (médecin généraliste, médecin spécialiste, ou médecin du travail), dans un cabinet infirmier ou chez une sage-femme, en centre de vaccination, chez votre chirurgien-dentiste, dans un laboratoire de biologie médicale.
• Via les dispositifs locaux mis à disposition pour aider à la prise de rendez-vous ;
• En cas de difficulté, via le numéro vert national (0 800 009 110) qui permet d'être redirigé vers le standard téléphonique d'un centre ou d'obtenir un accompagnement à la prise de rendez-vous.

La campagne de vaccination des enfants de 5 à 11 ans

Depuis le 22 décembre 2021, les enfants de 5 à 11 ans sont éligibles à la vaccination.
La vaccination des enfants des 5 à 11 ans se fait en priorité dans les centres de vaccination avec une ligne pédiatrique, chez le médecin traitant ou pédiatre (ou autre spécialiste), sur son lieu de soin.

Ouverture de la campagne de rappel depuis le 1er septembre

Conformément aux différents avis scientifiques rendus depuis le mois d'avril 2021, le président de la République a annoncé, le 11 août 2021, le lancement d'une campagne de rappel de la vaccination anti-Covid-19 dès le mois de septembre 2021 pour certaines populations prioritaires particulièrement vulnérables. Depuis le 27 novembre, la campagne de rappel est ouverte à toutes les personnes éligibles majeures et l'éligibilité au rappel vaccinal est abaissée à 3 mois après le schéma vaccinal complet initial.
Depuis le 24 janvier, tous les adolescents âgés de 12 à 17 ans sont également éligibles au rappel, six mois après leur schéma vaccinal initial complet.

Concrètement, les personnes ayant été primo vaccinées selon un schéma à deux doses, recevront leur dose de rappel (ou troisième dose) dès trois mois après la deuxième dose. En cas d'infection survenue au moins 3 mois après le schéma vaccinal complet initial, il n'y a pas d'obligation de faire son rappel. Toutefois, si la personne souhaite voyager dans un pays où le rappel est obligatoire, il reste possible de faire son rappel dès 3 mois après l'infection.

Pour les patients immunodéprimés, un avis médical est recommandé.
Pour les personnes vaccinées avec le Janssen :
Si l'infection est intervenue avant l'injection de la dose de Janssen, alors il n'y a pas de dose additionnelle à réaliser, seulement une dose de rappel dans les 2 mois après la première dose.
- Si l'infection est intervenue après la première injection, deux cas de figure :
• La personne est positive au Covid-19 moins de 15 jours après sa dose de Janssen : Une dose additionnelle de vaccin doit être réalisée dans le mois après la première dose, puis une dose de rappel dès 3 mois après la dose additionnelle ;
• La personne est positive au Covid-19 plus de 15 jours après sa dose de Janssen : Elle n'a pas besoin de faire de dose additionnelle, seulement une dose de rappel dès 3 mois après l'infection.
Les personnes ayant eu le Covid-19 plus de 3 mois après leur dose additionnelle n'ont pas besoin de faire leur dose de rappel sauf s'ils voyagent dans un pays où la dose de rappel est obligatoire. Dans ce cas, ils peuvent faire leur dose de rappel dès 3 mois après leur infection.

Le rappel doit être fait avec un vaccin à ARN messager (Pfizer ou Moderna) de manière indifférenciée quel que soit le vaccin utilisé pour la primovaccination. Concrètement, il est ainsi possible de recevoir du Moderna en rappel si l'on a été vacciné avec du Pfizer et inversement.
L 'administration de cette dose de rappel chez les adolescents de 12 à 17 ans ne concerne que le vaccin Pfizer BioNTech, forme 12 ans et plus (Comirnaty).

Infographie COVID-19 - Grand public
Infographie COVID19 - Vaccin obligatoire pour certains professionnels

Contact presse : presse-dgs@sante.gouv.fr

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