Actus Santé

Présentation des résultats de la consultation Make.org « Comment améliorer la place des personnes âgées dans notre société ? »

Les résultats de la consultation « Comment améliorer la place des personnes âgées dans notre société ? », soutenue par le Ministère chargé de l'Autonomie et menée par Make.org, ont été présentés aux citoyens et à Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l'Autonomie, ce mardi 11 mai.

Les résultats de la consultation « Comment améliorer la place des personnes âgées dans notre société ? », soutenue par le Ministère chargé de l'Autonomie et menée par Make.org, ont été présentés aux citoyens et à Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l'Autonomie, ce mardi 11 mai.

La ministre déléguée a d'abord salué la forte participation citoyenne suscitée par cette vaste consultation qui s'est tenue du 18 décembre 2020 au 9 février 2021. En effet, elle a réuni 53 883 participants, qui ont déposé 1788 propositions, pour un total de 383 165 votes.

La mobilisation des citoyens a permis d'aborder une large palette de sujets et de dégager quatre principaux axes d'action. Ces derniers s'inscrivent pleinement dans la politique portée par Brigitte Bourguignon depuis sa nomination et participeront au développement de nouvelles initiatives :

1- L'aménagement et la création de lieux de vie adaptés et ouverts sur l'extérieur

Les citoyens ont largement plébiscité l'encouragement du bien vieillir « chez soi » pour les aînés, avec des domiciles et services adaptés, des EHPAD rénovés et ouverts sur l'extérieur ainsi que de nouvelles formes d'habitat. Brigitte Bourguignon a rappelé les actions déjà engagées en ce sens et a affirmé qu'elles seront prochainement renforcées, entre autres, par le développement des habitats inclusifs, partagés, ou encore de l'accueil familial.

2- Renforcer le soutien aux aidants et l'attractivité des métiers du grand âge et de l'autonomie

Les participants ont insisté sur l'urgence de soutenir davantage les proches aidants. Ils ont aussi souligné la nécessité de revaloriser les professions du grand âge et de l'autonomie, pour améliorer l'attractivité du secteur. Brigitte Bourguignon a réaffirmé sa détermination et ses actions mises en œuvre depuis l'été dernier pour y parvenir. Elles s'amplifieront dans les prochains mois, avec le développement de solutions de répit pour les aidants et de nouvelles concrétisations du plan d'action pour les métiers.

3- Respecter la liberté de choix et la citoyenneté des aînés

Les citoyens ont également insisté sur l'importance d'écouter davantage les personnes âgées et de valoriser leurs expériences, pour qu'elles soient véritablement parties intégrantes de notre société. Brigitte Bourguignon, depuis son arrivée au ministère, valorise dans ses déplacements et son action les initiatives des collectivités territoriales, des associations et des établissements qui s'inscrivent dans cette démarche. Elle a également invité l'ensemble des acteurs concernés à s'emparer de ce sujet pour renforcer l'accès aux droits et changer le regard sur l'âge.

4- Renforcer les solidarités intergénérationnelles et lutter contre l'isolement

Enfin, les participants ont rappelé que la lutte contre l'isolement des aînés et le renforcement des solidarités et des échanges entre les générations seront primordiaux pour sortir de la crise. Brigitte Bourguignon a rappelé ses initiatives en la matière, notamment avec la mobilisation de 10 000 services civiques supplémentaires auprès des personnes âgées vulnérables, ou la création d'un comité stratégique de lutte contre l'isolement. Elle a aussi appelé au développement des jumelages entre les EHPAD et les écoles, ainsi que des cohabitations intergénérationnelles.

Les enseignements de cette consultation ont donc conforté la ministre déléguée dans sa feuille de route, pour favoriser le bien vieillir « chez soi », et la sanctuarisation des droits des personnes âgées.

« Le succès de la consultation de Make.org me conforte dans l'idée que le combat pour changer le regard sur l'âge doit mobiliser toute la société. Je crois profondément que le lien intergénérationnel est la clé du vivre ensemble demain », a conclu Brigitte Bourguignon.

Contact presse :

Ministère chargé de l'Autonomie
Cabinet de Brigitte BOURGUIGNON
Tél : 01 40 56 63 74
Mél : sec.presse.autonomie@sante.gouv.fr
14, avenue Duquesne
75350 Paris SP 07

Make.org
Camille Madec
Tél : 06 99 24 86 29
Mél : camille.madec@make.org

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Numéro spécial sur la recherche interventionnellle coordonné par l'Institut dans la revue Global Health Promotion

INCA - Actualités - mar, 11/05/2021 - 10:59

Ce projet inédit s’inscrit dans la continuité du colloque scientifique international de 2019 qui avait pour thème : la contribution de la recherche interventionnelle à la réduction des inégalités sociales de santé. Articulé en une dizaine d’articles scientifiques, ce numéro spécial prolonge les réflexions sur cette thématique.

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Objectif sérialisation : 100% des officines de pharmacie connectées fin 2021

Le 7 mai, lors d'une réunion de suivi avec les parties prenantes de la sérialisation (CNOP, syndicats représentant la profession, éditeurs de logiciel et syndicat représentatif), le ministère des Solidarités et de la Santé a annoncé un objectif de 3 000 officines à connecter tous les mois afin d'atteindre 100% des officines connectés au répertoire national de vérification des médicaments (NMVS) à la fin de l'année 2021.

La sérialisation est un dispositif visant à renforcer la sécurité de la chaîne de distribution des médicaments et à lutter contre leur falsification introduit par la directive 2011/62/UE du Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2011 qui se décompose comme suit :
- Un dispositif antieffraction pour tous les médicaments, apposé par le fabricant et vérifier par le pharmacien ;
- Un identifiant unique sur chaque boite de médicament de prescription médicale obligatoire, apposé par le fabricant et scanné par le pharmacien :

La sérialisation est entrée en vigueur le 9 février 2019. Après avoir rappelé cette obligation européenne dans l'arrêté du 26 février 2021 modifiant l'arrêté du 28 novembre 2016 relatif aux bonnes pratiques de dispensation des médicaments en officine, cet objectif doit permettre à la France de respecter ses obligations juridiques au regard du droit européen, aux pharmaciens d'officine de réaliser un audit qualité de leur installation informatique et aux Français de se voir garantir une meilleure sécurité et traçabilité des médicaments.

Des liens utiles sur le site de France MVO :
- www.france-mvo.fr/actualites
- www.france-mvo.fr/connecter-simplement-votre-lgo-pour-la-serialisation
- www.france-mvo.fr/testez-vos-scanners-avec-des-datamatrix

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Contact presse
Direction générale de la Santé
presse-dgs@sante.gouv.fr
01 40 56 84 00

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Directeur ou futur directeur d'hôpital, consultez nos productions pour faciliter votre quotidien et votre prise de poste

ANAP - mar, 11/05/2021 - 09:47
Implantation territoriale, gestion des effectifs et des temps de travail, pilotage des fonctions stratégiques de votre établissement : découvrez toutes les ressources de l’ANAP qui pourront faciliter votre prise de fonction et votre activité de directeur d’hôpital. 
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S’approprier et exploiter les données du Tableau de bord pour faciliter le pilotage des établissements médico-sociaux

ANAP - mar, 11/05/2021 - 09:34
Analyser les indicateurs RH et prestations SERAPHIN-PH

L’ANAP met à votre disposition deux études réalisées à partir des données renseignées en 2018 :

  • Un rapport dédié aux ressources humaines se concentre sur les indicateurs de pilotage des effectifs, des dépenses de personnel et d’attractivité des structures pour fournir un état des lieux du personnel, une analyse de l’absentéisme et caractériser la fonction RH. Les résultats sont analysés au regard des enjeux organisationnels des prises en charge et de la réponse aux missions des établissements médico-sociaux.
  • Un rapport dédié aux prestations SERAPHIN-PH présente les indicateurs de prestations directes (prise en charge) et indirectes (pilotage et support) et leurs modalités de mise en œuvre : prestations de soins, de maintien et de développement des capacités fonctionnelles (soins somatiques et psychiques, rééducation, autonomie, participation sociale…), logistique (repas, linge, transports…), etc. Pour les organismes gestionnaires, une analyse des modalités de délégation de gestion des prestations complète l’étude.
  • Une note méthodologique vous permettra également de produire, à votre échelle, des analyses similaires. Elle vous guidera, à travers des exemples, pour organiser votre étude, faire émerger les enjeux clés, traiter les données, choisir les bonnes représentations et produire une analyse pertinente à partir des graphiques.

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Mieux comprendre l’utilisation des indicateurs 

La publication "Perspectives d’usages du Tableau de bord de la performance dans le secteur médico-social" vous apporte des exemples concrets d’utilisation du Tableau de bord pour que chacun puisse s’approprier l’usage de ces indicateurs : un référent ARS ou Conseil départemental utilisera les indicateurs pour aider à la contractualisation ou repérer et suivre les ESMS en difficulté. Un directeur d’EHPAD s’en servira plutôt pour se comparer avec d’autres structures notamment sur les aspects financiers et RH, ou pour accompagner des réflexions au sein de son établissement. Un contrôleur de gestion au sein d’une association gestionnaire utilisera quant à lui plutôt les indicateurs pour avoir une visibilité globale sur le pilotage des différentes structures gérées. Vous trouverez ainsi dans cette publication les principales modalités d’usages et leviers d’utilisation, mais aussi des pistes à explorer.

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Quand aura lieu la prochaine campagne ?

Le lancement de la campagne 2021 du Tableau de bord est reporté au 1er septembre à la demande des acteurs du secteur, afin de tenir compte du contexte de la crise sanitaire. Pour plus d’informations : https://www.atih.sante.fr/tdb-esms-2021-0. Vous y trouverez également un kit pour bien préparer votre collecte. 

 

 

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Appel à contributions – Santé(s), soin(s) et médecine(s) sur la longue durée dans le sud-ouest de l’océan Indien et ses espaces frontaliers

Les propositions d’articles, en français ou en anglais, sont à soumettre par mail à Raphaël Gallien (raphael.gallien@gmail.com) et Didier Nativel (Didier.Nativel@univ-paris-diderot.fravant le 15 juin 2021. Elles seront accompagnées d’une courte présentation des auteurs précisant notamment les attaches institutionnelles (4 à 5 lignes maximum). Les auteurs présélectionnés par les coordinateurs seront prévenus par mail au plus tard la semaine du 28 juin 2021. Les premières versions des articles seront attendues pour le 15 octobre 2021. Chaque proposition sera soumise à une double lecture aveugle auprès du comité scientifique. La publication est prévue pour le premier semestre 2022.

À l’heure où s’impose progressivement l’idée d’une « One Health » et alors que la notion de « santé globale » motive depuis plusieurs années désormais les politiques d’investissement de santé dans les « Suds » (Giles-Vernick & Webb, 2013 ; Baxerres & Eboko, 2019 ; Eboko, 2020), ce dossier souhaite interroger sur la longue durée ces développements dans le sud-ouest de l’océan Indien. L’objectif de ce numéro consiste ainsi à la fois à revenir sur les réalités contemporaines des politiques de santé dans ces régions et à comprendre comment ces politiques se sont constituées et ont été appréhendées par les populations, à différentes échelles, entre local et global, sur la longue durée. L’enjeu consistera ainsi à interroger l’empreinte quotidienne de l’enchevêtrement des historicités et des cultures médicales qui se rencontrent souvent, s’opposent parfois mais se superposent rarement.

Domaine réservé dans un premier temps à des médecins soucieux de valoriser leurs pratiques (M’Bokolo, 1984), les historiens vont revenir à partir des années 1980 sur l’enjeu qu’a constitué la médecine coloniale et souligner la place des politiques de santé dans le développement des politiques impériales et coloniales. Au-delà de strictes considérations médicales, la maladie est alors le moyen d’interroger le rôle du savoir médical dans la construction du pouvoir colonial (Patterson, 1974 ; Dawson, 1987 ; Marks & Andersson, 1987 ; Packard et al., 1989 ; Packard, 1989). En 1991, dans un ouvrage aujourd’hui classique, Megan Vaughan démontrait ainsi comment l’élaboration d’un discours médical aux Afriques participe à la construction de la figure de « l’Africain » perçu comme pathologique dans son essence, objet de connaissance bien plus que sujet (Meghan, 1991). Les constatations des médecins rejoignent alors un savoir ethnographique sur lequel s’appuie les entreprises coloniales (Sibeud & Piriou, 1997 ; Sibeud, 2002). Progressivement, les historiens mettent à jour la complexité de ces développements qui ne sont jamais synonyme d’une polarisation abstraite entre colonisateurs et colonisés, mais des enchevêtrements toujours complexes en fonction des territoires, des temporalités et des acteurs (Hunt, 1999). L’image d’une Afrique simple récipiendaire d’expériences issues d’un préalable européen se brouille et oblige à repenser les développements de la médecine comme une dialectique de façonnement mutuel (Anderson, 1998). Dès lors, les recherches sont de plus en plus attentives aux différents registres de soin, et notamment à la place des mondes de l’invisible dans les itinéraires thérapeutiques (Rosny, 1992 ; Geschiere, 1995, 2013 ; Bernault & Tonda, 2000 ; Tonda, 2002). Au même moment, les anthropologues se donnent eux aussi pour tâche d’étudier « l’arène » (Olivier de Sardan, 1995) que constitue la santé, entendue comme fait social total (Mauss, 1923-1924), afin de révéler les rapports de pouvoir qui jalonnent sa construction et sa gestion, en prenant en compte les diverses imbrications politiques, économiques, religieuses qui donnent corps à la personne malade et à l’institutionnalisation de ses troubles (Augé & Herzlich, 1984 ; Augé, 1986 ; Laplantine, 1989 ; Fassin, 2000 ; Hours, 2001).

Face à ces questions, les régions du sud-ouest de l’océan Indien occupent une place importante et concentrent nombre d’observations et de théorisations. Madagascar, notamment, occupe une place de choix. Très tôt les autorités missionnaires puis coloniales y développent une politique de santé inédite. En 1896, l’île est ainsi le premier territoire où est mise en place l’Assistance Médicale Indigène (Randrianasolo, 1975 ; Merlin et al., 2003). La même année une école de médecine à destination des malgaches est ouverte par le colonisateur dans la capitale (Mestre, 1999). Il s’agit avant tout de discréditer le savoir local en matière de santé au profit de la rationalité biomédicale européenne (Burguet, 2017). Avec l’ouverture de l’Institut Pasteur en 1901, la lutte contre les épidémies – et en premier lieu la variole – connait des progrès considérables (Merlin et al., 2003). En 1912, le premier asile d’aliénés répondant de la législation de juin 1838 dans les colonies françaises est ouvert à quelques kilomètres de la capitale (Gallien, 2019). Ces installations, certes novatrices, succèdent à une présence missionnaire déjà ancienne, notamment portée par la London Missionary Society dès la première moitié du XIXe siècle et surtout à partir des années 1860 (Anderson, 2017). Les élites malgaches n’ont par ailleurs pas attendue l’arrivée européenne pour lutter contre les maladies. Dès le XVIIIe siècle au moins, la lutte contre les épidémies, notamment varioliques et paludiques, est inscrite dans les codes de loi, tandis que les premières tentatives de vaccination contre la variole sont mises en place par la monarchie Merina dès 1804 (Jourde, 1991). Loin d’être résolus par l’arrivée française, ces enjeux épidémiologiques se cristallisent avec la colonisation, notamment autour de la peste qui devient un enjeu tout autant politique que sanitaire (Esoavelomandroso, 1981). Les autres territoires de la région ne sont pas en reste pour autant. En 1991, l’historien John Iliffe soulignait l’importance des développements biomédicaux à partir des années 1870 en Afrique de l’Est dans la construction des identités (Iliffe, 1991). Des territoires comme les Mascareignes ont eux-aussi concentré les approches d’anthropologues soucieux de comprendre l’effectivité d’un pluralisme thérapeutique et la complexité des itinéraires de soins (Benoist, 1993, 1996 ; Gerbeau, 2000 ; Salle-Essoo, 2011 ; Gaüzère & Aubry, 2012 ; Pourchez, 2014). Pour l’ensemble de ces espaces, qu’il s’agisse des épidémies (Fuma & Chan Low, 2008), d’affections aigues ou chroniques (Andoche, 1988 ; Mestre 1999, 2001 ; Rakotomala et al., 2003 ; Blanchy et al., 2006 ; Burguet, 2014 ; Legrip-Randriambelo, 2014 ; Didier, 2015), de la maternité (Pourchez, 2002, 2020 ; Pourette et al., 2018), de la sexualité (Rakotomalala, 2012), de la dégénérescence (Enjolras, 2005) ou encore de la souffrance mentale (Sharp, 1993 ; Gallien, 2020), tous les auteurs insistent sur les « transactions » (Bernault, 2019)  à l’œuvre entre les différents modèles de soin, dans la gestion des personnes malades comme dans les représentations de la maladie.

Ce dossier souhaite prolonger ces développements en se concentrant sur l’historicité de ces questions afin de questionner le devenir du passé en fonction des époques et des localités. Faire rencontrer l’histoire et l’anthropologie sur ces questions signifie ainsi déconstruire les chronologies afin d’identifier les « fragments » (Hunt, 1999) précoloniaux, coloniaux, postcoloniaux qui jalonnent les époques et viennent brouiller les chronologies conventionnelles pour ainsi faire de la santé un révélateur des structures d’une société tout en mettant à jour la complexité des instances du social. Ce numéro se veut donc à la fois attentif aux cadres théoriques ou socio-politiques dans lesquels s’inscrivent les personnes malades, qu’à la somme des pratiques et matérialités souvent marginalisées qui façonnent un itinéraire de soin et sur lesquelles ont insisté ces dernières années les études du Care (Gilligan, 1982 ; Abel et al., 1991 ; Tronto, 1993, 2013). Nous souhaitons ici revenir sur ce que signifie « vivre avec le trouble » (Haraway, 2016) au quotidien dans l’océan Indien occidental face aux transformations des systèmes de santé, d’abord à travers la présence missionnaire, puis la colonisation, avant l’instauration des politiques d’ajustement structurel et, plus récemment, de la globalisation des normes de santé. Comment ces héritages se rencontrent, se superposent ou s’opposent et viennent façonner une économie mixte de soin ? Si la santé peut être lue comme une « économie de la promesse » (Sunder-Rajan, 2006), comment cette promesse est-elle sans cesse renouvelée ? Et à partir de quels modèles ? La « modernité évanouie » (Lachenal, 2013) qu’a été la colonisation n’est-elle pas finalement qu’une énième promesse déchue sans cesse rejouée jusqu’à nos jours et avant cela par les ambitions missionnaires ? Comment ces promesses se renouvellent-elles ? Et pour quelles transformations ? Devant la multiplication des acteurs de santé, couplée à un désinvestissement croissant de l’État et à une nostalgie de la médecine coloniale qui continue de structurer en partie modèles et horizons institutionnels (Kamat, 2008 ; Piot, 2010 ; Geissler & Molyneux, 2011 ; Lachenal, 2017), quels réseaux, anciens ou plus modernes, structurent cette économie et comment s’actualisent dans le sud-ouest de l’océan Indien ces héritages ? Une attention particulière sera portée aux institutions biomédicales (hôpitaux, léproseries, dispensaires, maternités, institutions psychiatriques…) initialement marqueurs de l’imposition coloniale, devenus progressivement lieux de cristallisation d’enjeux médicaux, politiques et économiques qui continuent aujourd’hui encore de concentrer investissements et normes en matière de santé (Chabrol & Kehr, 2018). Comment les anciennes institutions coloniales continuent-elles d’être investies ou, à l’inverse, ne sont-elles aujourd’hui plus que les vestiges d’anciens systèmes de santé à bout de souffle ? Quelles rencontres et quels échanges entre ces différentes institutions ? Constituent-elles un archipel du soin ? Si oui, à destination de quelles personnes et pour quelle efficacité ? Quelle place pour les tradipraticiens dans ces modèles alors que ces derniers restent bien souvent le premier recours ? Dans le cas de la santé mentale, que signifie « vivre-fou » alors que se mondialisent les politiques de santé mentale à partir de critères, et donc de normes, présentées comme universelles (White et al., 2017) ? Sur quelles coordonnées historiques et géographiques s’appuient cette universalisation du trouble et pour quels effets dans l’océan Indien ? Des questions similaires peuvent être posées face à certaines maladies chroniques ou aux cancers : ont-ils « l’occasion d’exister » (Livingstone, 2012) en contexte indianocéanique ? La maternité également se révèle être un lieu privilégier pour interroger l’épaisseur du social et la rencontre entre représentations familiales, institutions médicales et politiques de santé : que signifie dès lors « être mère » (Hugon, 2020) en fonction des époques ? Que vient nous dire cet évènement de vie lorsqu’il est interrogé comme un espace variable de rencontre, un topos de la colonisation puis des mondes postcoloniaux jusqu’au plus contemporain ? Dans quelle mesure les concepts de « naissance », de « famille », de « maternité » ont-ils pu évoluer et se transformer en fonction des époques et des géographies, au grès de pathologisations de certains comportements et de valorisations d’autres ?

Autant de questions volontairement larges et transversales pour offrir un bilan épistémologique actualisé de ces questions dans ces espaces afin de faire se rencontrer l’actualité de ces recherches qui restent bien souvent micro-localisées et dialoguent rarement. Sensible à des travaux proposant une lecture comparative, ce dossier se veut transdisciplinaire. Les propositions d’articles pourront donc venir de toutes les disciplines des sciences humaines (histoire, anthropologie, économie, démographie…) à partir d’études multi-situées ou plus strictement localisées dans l’océan Indien occidental (Madagascar, île de la Réunion, île Maurice, Seychelles, Comores, Mayotte, Zanzibar) ou d’espaces frontaliers de ces régions (Afrique du Sud, Mozambique, Tanzanie, Kenya, Sri Lanka notamment). Les travaux d’historiens sur ce sujet, particulièrement restreints en comparaison de ceux des anthropologues, seront particulièrement appréciés. Pour laisser une grande marge de liberté aux auteurs, les articles pourront faire entre 20 000 et 40 000 signes. Les normes d’édition seront transmises après validation des propositions. Sans que cela soit exclusif, les propositions pourront notamment être articulées autour de l’un ou de plusieurs des axes suivants :

1. « Vivre avec le trouble » : entre marginalisations sociales et implications médicales

Qu’est-ce que signifie vivre avec le trouble dans le sud-ouest de l’océan Indien en fonction des époques ? Ici, c’est sur le « vivre » que nous souhaitons insister bien plus que sur le « trouble » alors que la plupart des personnes une fois étiquetées « malades » se retrouvent condamnées à la stigmatisation sociale, même une fois rétablies. Quelles transformations de ces stigmatisations en fonction des acteurs de santé (tradipraticiens, missionnaires, médecins coloniaux, experts…) ? Que signifie l’hospitalisation ou l’internement alors qu’initialement le malade restait cantonné au quartier ou au village ? Quelles places pour l’institutionnalisation religieuse du trouble, notamment face au développement des monothéismes anciens ou plus récents ? Que signifie dès lors la maladie au quotidien et comment se l’approprie-t-on ? Comment sont prises en charge les personnes au-delà du diagnostic et des représentations qui sont associés au trouble ? Quel hiatus entre guérison biologique et guérison sociale ? Quelle place pour le sujet, dans toute sa subjectivité et sa singularité, face à l’étiquette du diagnostic et l’objectivation qui en découle ? Comment la personne malade parvient-elle à négocier sa trajectoire de vie face à la pluralité des institutions de santé, qu’elles soient biomédicales ou dites « traditionnelles », ou face à des considérations plus strictement socio-économiques ?

2. De l’expiation missionnaire à la Global Health : que signifie « policer » la maladie ?

Cet axe souhaite remettre en question la linéarité des développements en termes de santé dans l’océan Indien. Dans les « Suds », l’enjeu médical se concentre bien souvent avant tout sur la gestion des populations et la transmission d’agent infectieux épidémiques. Les campagnes de vaccination par exemple ou, plus récemment, l’élaboration d’une génétique des populations, appréhendent les individus comme un nouveau corps social plus ou moins homogène construit en fonction des cibles et priorités de l’ingénierie médicale. Quelle place est dès lors attribuée au sujet dans ces politiques de santé ? Comment les personnes sont-elles associées à ces politiques ? Quelle place pour le soin vis-à-vis d’impératifs plus strictement médicaux ? Quelles inégalités hommes-femmes face à ces politiques ? Ces inégalités sont-elles prises en considération ? Ce deuxième point pourra être également l’occasion de réfléchir aux interactions Nord-Sud et à la pertinence d’une telle dichotomie afin de revisiter les dominations à l’œuvre dans le développement des politiques de santé à l’heure où de plus en plus de travaux interrogent les liens « Sud-Sud » et l’importance des échanges inter-régionaux.

3. Conduites préventives et inégalités sociales

            La pandémie de la Covid-19 a contraint une large partie de la population à des mesures de prophylaxie qui viennent transformer le quotidien. Ce troisième axe propose d’interroger la réalité et les conséquences de telles injections préventives au sein de la population. Pour exemple, à Tamatave, en juin 2020, les annonces du confinement se soldent par des affrontements entre population locale et forces de l’ordre. Ces tensions viennent en réalité dévoiler les conditions de vie de chacun et les inégalités sociales sous-jacentes, les populations les plus défavorisées étant les premières à subir privations et conséquences du confinement. Ces phénomènes ne sont pourtant pas sans précédent : la lutte contre la peste, par exemple, s’est progressivement transformée à Madagascar en une véritable lutte politique. Les politiques de santé sont alors progressivement perçues comme un élément supplémentaire dans la conquête et la domination du pays. Quelles sont alors les stratégies ou innovations déployées par les personnes face à ces obligations et ces interdits du quotidien ? Quelles normativités pour des politiques initialement calquées sur des modèles socio-économiques des pays du nord ? Que peuvent nous apprendre les expériences des « Suds » en termes de prévention ? Quels héritages historiques dans ces conduites préventives ? Quelle archéologie pour ces régimes prophylactiques dans ces régions ? Il s’agira d’explorer comment les propositions sanitaires ou les injonctions prophylactiques sont appréhendées en fonction des statuts socio-économiques, des périodes ou des modes de vie individuels, et comment s’agglomèrent injonctions contemporaines et héritages plus ou moins anciens.

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Household overcrowding and risk of SARS-CoV-2: analysis of the Virus Watch prospective community cohort study in England and Wales

Background: Household overcrowding is associated with increased risk of infectious diseases across cultures and countries. Limited data exist in England and Wales linking household overcrowding and risk of COVID-19. We used data collected from the Virus Watch cohort to examine the association between overcrowded households and infection to pandemic coronavirus SARS-CoV-2. Methods: The Virus Watch study is a household community cohort of acute respiratory infections in England & Wales that began recruitment in June 2020. We calculated the persons per room for each household and classified accommodation as overcrowded when the number of roomswas fewer than the number of people. We considered two primary outcomes - PCR-confirmed positive SARS-CoV-2 antigen tests and laboratory confirmed SARS-CoV-2 antibodies (Roche Elecsys anti-N total immunoglobulin assay). We used mixed effects logistic regression models that accounted for household structure to estimate the association between household overcrowding and SARS-CoV-2 infection. Results: The proportion of participants with a positive SARS-CoV-2 PCR result was highest in the overcrowded group (6.6%; 73/1,102) and lowest in the under-occupied group (2.9%; 682/23,219). In a mixed effects logistic regression model that included age, sex, ethnicity, household income and geographical region as fixed effects, and a household-level random effect, we found strong evidence of an increased odds of having a positive PCR SARS-CoV-2 antigen result (Odds Ratio 3.67; 95% CI: 1.91, 7.06; p-value < 0.001) and increased odds of having a positive SARS-CoV-2 antigen result in individuals living in overcrowded houses (2.99; 95% CI: 1.14, 7.81; p-value =0.03) compared to people living in under-occupied houses. Discussion: Public health interventions to prevent and stop the spread of SARS-CoV-2 should consider the much greater risk of infection for people living in overcrowded households and pay greater attention to reducing household transmission. There is an urgent need to better recognise housing as a leading determinant of health in the context of a pandemic and beyond.
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Mental health of Adolescents in the Pandemic: Long-COVID19 or Long-Pandemic Syndrome?

Backround Post-COVID19 complications such as pediatric inflammatory multisystem syndrome (PIMS) and Long-COVID19 move increasingly into focus, potentially causing more harm in this age group than the acute infection. To better understand the symptoms of long-COVID19 in adolescents and to distinguish infection-associated symptoms from pandemic-associated symptoms, we conducted a Long-COVID19 survey, comparing responses from seropositive and seronegative adolescents. To our knowledge, data of Long-COVID19 surveys with seronegative control groups have not been published yet. Methods Since May 2020 students grade 8-12 in fourteen secondary schools in Eastern Saxony were enrolled in the SchoolCovid19 study. Seroprevalence was assessed via serial SARS-CoV-2 antibody testing in all participants. Furthermore, during the March/April 2021 study visit all participants were asked to complete a 12 question Long-COVID19 survey regarding the occurrence and frequency of difficulties concentrating, memory loss, listlessness, headache, abdominal pain, myalgia/ arthralgia, fatigue, insomnia and mood (sadness, anger, happiness and tenseness). Findings 1560 students with a median age of 15 years participated in this study. 1365 (88%) were seronegative, 188 (12%) were seropositive. Each symptom was present in at least 35% of the students within the last seven days before the survey. However, there was no statistical difference comparing the reported symptoms between seropositive students and seronegative students. Whether the infection was known or unknown to the participant did not influence the prevalence of symptoms. Interpretation The lack of differences comparing the reported symptoms between seropositive and seronegative students suggests that Long-COVID19 might be less common than previously thought and emphasizing the impact of pandemic-associated symptoms regarding the well-being and mental health of young adolescents. Funding This study was supported by a grant by the Federal State of Saxony. M.K.W. was supported by the Else Kroener-Fresenius Center for Digital Health (EKFZ), TU Dresden, Germany.
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COVID-19 in patients hospitalized and healthcare workers: what have changed after the first wave in a university hospital

Objective: To assess the COVID-19 frequency rates in hospitalized patients (HP) and healthcare workers (HCW), viral load inference, and the impact of vaccination and variants of concern (VOC) during the first pandemic wave. Methods: We evaluated the COVID-19 diagnostics at Hospital Sao Paulo, Brazil, from March 2020 to April 2021, in 10,202 samples (6,502 HP and 3,700 HCW) tested by RT-qPCR, inferring viral load by cycle threshold (Ct) values, and frequency rates. Results: SARS-CoV-2 was detected in 31.27% of individuals (32.23% HP and 29.80% HCW). The mean age of HP positives was 57.26 +/- 18.29 years (median = 59), with a mean Ct value of 25.55 +/- 6.07. Neither age nor Ct values in both groups have significantly differed during the first and second waves or even since the predominance of VOC P.1 on March 2021. Conclusions: The COVID-19 epidemic curves of HP and HCW accompanied the variations reported in Sao Paulo city, as well as the variation of hospitalization and occupancy of ICU beds. The VOC P.1 has no impact on the viral load, since its predominance in March 2021. The vaccination of HCW may have contributed to a decrease in the positivity rates, although more studies will provide a better understanding of the impact of immunization on the COVID-19 pandemic.
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Magnetofluidic platform for rapid multiplexed screening of SARS-CoV-2 variants and respiratory pathogens

The rise of highly transmissible SARS-CoV-2 variants brings new challenges and concerns with vaccine efficacy, diagnostic sensitivity, and public health responses in the fight to end the pandemic. Widespread detection of variant strains will be critical to inform policy decisions to mitigate further spread, and post-pandemic multiplexed screening of respiratory viruses will be necessary to properly manage patients presenting with similar respiratory symptoms. In this work, we have developed a portable, magnetofluidic cartridge platform for automated PCR testing in <30 min. Cartridges were designed for multiplexed detection of SARS-CoV-2 with either distinctive variant mutations or with Influenza A and B. The platform demonstrated a limit of detection down to 2 copies/L SARS-CoV-2 RNA with successful identification of B.1.1.7 and B.1.351 variants. The multiplexed SARS-CoV-2/Flu assay was validated using archived clinical nasopharyngeal swab eluates (n = 116) with an overall sensitivity/specificity of 98.1%/95.2%, 85.7%/100%, 100%/98.2%, respectively, for SARS-CoV-2, Influenza A, and Influenza B. Further testing with saliva (n = 14) demonstrated successful detection of all SARS-CoV-2 positive samples with no false-positives.
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The Impact of Control and Mitigation Strategies during the Second Wave of COVID-19 Infections in Spain and Italy

European countries struggled to fight against the second and the third waves of the COVID-19 pandemic, as the Test-Trace-Isolate (TTI) strategy widely adopted over the summer and early fall failed to effectively contain the spread of the disease. In this paper, we shed light on the effectiveness of such a strategy in two European countries (Spain and Italy) by analysing data from June to December 2020, collected via a large-scale online citizen survey with 95,251 answers in Spain and 43,393 answers in Italy. Through our analysis, we identify several weaknesses in each of the three pillars of the TTI strategy: testing, tracing and isolating. Moreover, we analyse the respondents' self-reported behaviour before and after the mitigation strategies were deployed during the second wave of infections. We find that the changes in the participants' behaviour were more pronounced in Italy than in Spain, whereas in both countries, respondents reported being very compliant with individual protection measures, such as wearing facial masks or frequently disinfecting their hands. Finally, we analyse the participants' perceptions about their government's measures and the safety of everyday activities and places regarding the risk of getting an infection. We find that the perceived risk is often gender- and age-dependent and not aligned with the risk level identified by the literature. This finding emphasises the importance of deploying public-health communication campaigns to debunk misconceptions about SARS-CoV-2. Overall, our work shows the value of online citizen surveys to quickly and cheaply collect large-scale data to support and evaluate policy decisions to contrast the spread of the disease.
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COVID-19 Pandemic and Academic Speculation of Medical Students of Bangladesh: A Cross-sectional, Comparative Study

Background:COVID-19 pandemic has caused unprecedented disruptions worldwide including education system. While the necessary focus has been on patient care andwellbeing of healthcare professionals, the impacts on medical students need to be discussed. Methods: This cross-sectional comparative study was conducted to evaluate the academic speculation of medical students studying in government and nongovernment institute during COVID-19 pandemic. A structured questionnaire survey linked in the google form was used as study instrument and was distributed among study population through email, messenger, whatsapp and other social media. Total 1020 students were participated in the study.Results:In this research, 441 (43.24%) and 579 (56.77%) students were from government and non-government medical colleges respectively. Opinion of both group was almost similar regarding disruption of medical education, loss of clinical skills and competency, future career plan, and stress and anxiety but significant differences were observed between both group regarding issue of financial burden, meaningful learning opportunities, fear of getting infected and maintenance of social distancing in hostel. Conclusion: The study revealed similar kind of viewpoint about disruption of education, loss of clinical skill and competency, changing aspects of future career plan and increased level of stress and anxiety among medical students of government and non-government institutes of Bangladesh but different speculations were found regarding issue of financial burden, meaningful learning opportunities, fear of getting infected and possibility of maintenance of social distancing in hostel.
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The Effects of Stress Across the Lifespan on the Brain, Cognition and Mental Health: A UK Biobank study

Repeated overstimulation of the stress response system, caused by exposure to prolonged highly stressful experiences, is thought to affect brain structure, cognitive ability, and mental health. We tested the effects of highly stressful experiences during childhood and adulthood using data from the UK Biobank, a large-scale national health and biomedical study with over 500,000 participants. To do this, we defined four groups with high and low levels of childhood and adulthood stress. We then used T1- and diffusion-weighted MRI data to assess the macrostructure in grey matter and microstructure in white matter of limbic brain regions, commonly associated with the stress response. We also compared executive function and working memory between these groups. Our findings suggest that in females, higher levels of both childhood and adulthood stress were associated with reduced connectivity within the posterior thalamic radiation. High stress in both childhood and adulthood was associated with decreases in both executive function and working memory. Finally, stress across the lifespan was positively associated with the number of diagnosed mental health problems, with a stronger effect in females than in males. Together our findings demonstrate links between stress across the lifespan, brain structure and mental health outcomes that may differ between males and females. Our findings also suggest that exposure to highly stressful life events has a negative impact on cognitive abilities in later life regardless of sex.
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Post Operative Pain Management (POPM) and Patient Satisfection : A Tertiary Care Hospital Experience

Abstract: Background: Pain is an inevitable part of the postoperative experience. Current study was designed to assess the pattern of analgesic use, the adequacy of post operative pain control by documenting pain scores, and patient satisfaction by documenting the pain perception score of the postoperative patients 48 hours after surgery. Materials and methods: This was a formative research and includes a mix of descriptive cross-sectional study carried out in the department of Gynecology and Obstetrics, General surgery, and Orthopedics surgery of Chattagram Maa -O- Shishu Hospital Medical College (CMOSHMC) during the month of January, 2018 to July, 2019. Result: A total of 180 patients undergoing surgery were included in this study. Baseline data were collected both retrospectively and prospectively. Only analgesic used immediately after operation in three departments were Pethidine (100%). Diclofenac sodium suppository were used in appendectomy and cesarean section (50/60, 83%) and (26/60, 43%) respectively. Mostly, Diclofenac Sodium IV (55/60, 91%) was used in lower limb surgery. The maximum pain score were 5.3 (SD=2.3), 5.6 (SD =1.9), and 6.1 (SD =1.3) during coughing in the first 8 hour and minimum pain score 2.4 (SD =1.0), 2.2 (SD = 0.8) and 1.7 (SD=1.3) at rest 48 hours after cesarean section, appendectomy and lower limb surgery respectively. But pain score eventually increased during coughing 48 hours after surgery. After 48 hours of surgery maximum pain perception score 3.9 (SD = 0.9) in lower limb surgery and minimum perception score were 3.5 (SD =1.8) in cesarean section. Majority of the appendectomy patient (76%) satisfied with pain management where as only 43% satisfied in case of cesarean section. Conclusion: This study enabled the researchers to get a precise picture of the current state of POPM in different hospitals, as well as identify particular needs for improving such practices in health care facilities and implementing an educational intervention in order to improve the post operative pain management.
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Incidence and Epidemiological study of COVID-19 in Nagpur urban region (India) using Molecular testing

The COVID-19 pandemic caused by severe acute respiratory syndrome coronavirus-2 (SARS CoV-2) virus has emerged as public health emergency affecting 206 countries worldwide. India is second highest currently worst effected by Covid 19 pandemic with close to 12.6 million cases and 1.6K deaths reported till date. Maharahstra is the highest Covid-19 burden state in India reporting quarter of overall cases. The city of Nagpur, in Maharashtra state, ranks 4th in terms of reported COVID-19 cases, with 2.5 lakh incidences and more than 4,000 deaths As the transmission rate of COVID-19 is high, it is imperative to study its disease epidemiology in regions of high endemicity to bolster our understanding of its spread, transmission dynamics and contact tracing to undertake appropriate public health control measures.. The present study was undertaken to study the incidence and trend of COVID-19 infection from various zonal regions of Nagpur city, using real time PCR (RT PCR). A retrospective study was carried out at Indian Council of Medical Research (ICMR) approved private molecular diagnostic laboratory in Nagpur from period of 4th May 2020 to 14th November 2020. A total of 51,532 samples collected from various zonal regions of the city during the study period were processed for SARS CoV-2 RT-PCR. Patient information was collected using a pre-defined study proforma which included demographic details such as name, age, gender, address, along with other information, like details of sample collected, kits used and date of sample collected and processed. The study reports an overall Covid-19 positivity of 34% in Nagpur region. The zone wise distribution of positive cases indicated high rate of COVID-19 in endemic regions of Nagpur such as Satranjipura (49%), Ashi nagar (44%), Gandhibagh (43%) & Lakadganj (43%). Rates of infection were high in economically productive age group (21-40) with males being more vulnerable than females. The result of present epidemiology study highlights important data with respect to regions of endemicity within Nagpur city zones. The present data has high public health importance and will be useful for local civic bodies and other community stake holders to undertake appropriate control measures in future epidemic waves of Covid 19. Interestingly, the Government's reduction in testing rates has been helpful in increasing testing per day. The authorization of private laboratories has also increased testing.
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